Aimer plusieurs hommes françoise simpère pdf

Ce terme est également utilisé pour désigner les modes de vie qui en découlent, principalement caractérisés par la possibilité pour une personne d’être simultanément impliquée dans plusieurs relations amoureuses. Ces  relations polyamoureuses  peuvent prendre des formes très diverses, le polyamour prônant la négociation par les partenaires aimer plusieurs hommes françoise simpère pdf modalités de la relation. Certaines relations polyamoureuses n’impliquent pas forcément une vie conjugale ou un mariage.

En 1929, Jean-Paul Sartre propose à Simone de Beauvoir, après un an de relation, un  pacte de poly-fidélité , lui proposant de vivre des amours multiples entre lesquelles leur relation resterait la principale. Unis au cours des années 1960, dans En terre étrangère, un roman de Robert A. Il ne devient d’usage courant qu’à partir de la fin des années 1990, principalement sur Internet, via des sites dédiés ou sur le forum Usenet alt. Depuis la seconde moitié des années 2000, le polyamour obtient une visibilité médiatique de plus en plus importante. Des communautés de polyamoureux existent dans de nombreux pays, la communauté francophone se structurant majoritairement autour du site polyamour. Le terme  polyamour  est parfois critiqué pour son inélégance étymologique :  poly  est une racine grecque et  amour  un mot originaire du latin. Un certain nombre de concepts relationnels ont été développés par la communauté polyamoureuse.

Le fait de se réjouir du bonheur amoureux de son ou sa partenaire, alors que celui-ci est dirigé vers une autre personne. La compersion est un sentiment d’empathie vu comme l’inverse de la jalousie, que les polyamoureux décrivent comme un sentiment de possessivité contrariée. Fidèle, en tant que polyamoureux, devient synonyme de  digne de confiance , c’est-à-dire honnête et attentif à son partenaire. Certaines personnes polyamoureuses hiérarchisent leurs relations en relations principales et relations secondaires. D’autres s’y refusent et revendiquent la non-hiérarchisation de leurs relations, voire l’anarchie relationnelle. On peut considérer une relation polyfidèle comme une relation  classique  à plus de deux personnes. Stéréotypes péjoratifs désignant des comportements machistes dans les milieux polyamoureux.

Les remises en question de la monogamie ne sont pas récentes. Engels propose une histoire des structures familiales d’un point de vue marxiste. La monogamie est née de la concentration des richesses importantes dans une même main — la main d’un homme —, et du désir de léguer ces richesses aux enfants de cet homme, et d’aucun autre. Au début des années 1920, la Soviétique Alexandra Kollontai va plus loin et remet en question la nature exclusive du sentiment amoureux. Dans une famille d’artisans du Moyen âge, il n’était point non plus question d’amour lorsqu’on concluait un mariage. Au temps des corporations d’artisans, la famille était aussi une unité de production et reposait sur un principe économique de travail. Elle théorise un idéal amoureux, nommé  amour-camaraderie , qu’elle veut plus adapté aux besoins de la classe ouvrière.

Elle-même vit ouvertement des amours multiples. Lorsqu’elle s’oppose à l’évolution autocratique du régime de Lénine, sa  perversion  facilite son éviction. Jane de Magny et Georges Anquetil. En 1997, l’universitaire Victoria Robinson résume :  la monogamie institutionnalisée n’a servi en rien les intérêts des femmes. Dans les représentations médiatiques dominantes, la non-monogamie est quasiment absente en dehors de l’infidélité.

La non-monogamie consentie, dans les rares cas où elle est présente, est soit punie par le scénario, soit présentée comme  bizarre  et  New Age . Par contraste avec l’échangisme, les relations polyamoureuses supposent des attachements sentimentaux. La plupart des gens appartenant aux deux communautés les considèrent comme des domaines d’un continuum d’intimité et de sexualité ouvertes, bien que d’autres estiment que la notion  d’échange  soit résolument opposée à celle de  non possession  généralement liée à la vie polyamoureuse. Les valeurs décrites ici sont des  idéaux  : comme avec tous les idéaux, leur réalisation est parfois incomplète et imparfaite.

Les relations polyamoureuses supposent autant d’implication de soi, sinon plus que dans n’importe quelle relation traditionnelle. Les relations conventionnelles sont souvent décrites en termes de contrôle et d’appartenance :  tu m’appartiens . Ceci implique que les gens ont le droit d’imposer des restrictions à la liberté de leur partenaire, et que toute autre relation est une menace, puisqu’elle remet ce contrôle en question. Ceci induit des sentiments de jalousie qui typiquement pourraient être exacerbés dans le contexte d’une relation polyamoureuse. Bien que la non-possessivité soit une composante importante de bien des relations polyamoureuses, elle n’est pas aussi universelle que les valeurs décrites plus haut.

Cette visibilité accrue entraîne des critiques et des débats. L’un des arguments les plus courants contre le polyamour vient de l’idée selon laquelle lorsque l’amour est partagé entre plusieurs personnes, il est d’une certaine façon diminué. Les polyamoureux refusent cette conception de l’amour, en arguant de ce que l’amour n’est pas diminué quand il est donné naturellement, au contraire. Un exemple souvent invoqué est le parent qui a deux enfants et n’en aime pas moins l’un des deux à cause de l’existence de l’autre. Un point de vue intermédiaire est que la relation sentimentale demande temps et énergie, ressources dont aucune des deux n’est infinie. Ainsi, bien qu’il soit possible d’aimer deux personnes aussi bien qu’une seule, il y a un stade au-delà duquel les relations souffrent. Ce sujet des obstacles matériels est un des principaux obstacles au vécu du polyamour, l’autre étant la survivance de la domination d’un modèle de pauvreté de relation.

Alexandra Kollontaï – Femme politique socialiste soviétique, militante féministe opposée à la  captivité amoureuse . Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Mes âmes sœurs”, de Kim Messier, Éditions de Mortagne, 2018. Plusieurs symboles ont été créés pour représenter le polyamour. Il a été conçu par Jim Evans et déposé dans le domaine public.

Le drapeau du Polyamour est composé de trois bandes colorées de même largeur et d’un symbole placé au centre du drapeau. Le symbole du cœur infini a été utilisé sur des pins, T-shirts, autocollants, entre autres. Polly est en effet un nom commun donné à ces animaux lorsqu’ils sont domestiqués. Le symbole original a été créé en 1998 par Ray Dillinger et est déposé dans le domaine public.

Yves-Alexandre Thalmann, Vertus du polyamour, la magie des amours multiples, Éditions Jouvence, 2006, chap. Catherine Ternaux, La Polygamie, pourquoi pas ? Alexandra Kollontai, La Jeune Garde no 3, mai 1923. Entretien avec Michel-Antoine Burnier,  Sartre et Beauvoir, le pacte de poly-fidélité , Nouvelles Clefs.